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Gérer son administratif privé : Phobie administrative ou désorganisation ?

Gérer ses papiers, ou à l’heure de la digitalisation, sa (ses) boîte(s) électronique(s), peut vite devenir une épreuve. Les factures peuvent arriver n’importe quel jour du mois, parfois payables à 10 jours et d’autres fois 30, elles sont distribuées parfois par La Poste, d’autres fois par courriel, directement sur votre application d’e-Banking, ou encore par LSV (prélèvement direct). A cela s’ajoutent toutes les autres paperasses administratives (acte de procédure, décisions, taxation, avis de prime, amendes,…) qui elles-mêmes se noient dans un tsunami d’informations encore de publicités en tout genre (tous-ménages, newsletters,…). On en parviendrait presque à zapper la carte postale de son neveu Matteo ou le faire-part pour la naissance de Lilou, la fille du fils de la voisine. 

Il y a cinq ans, un ministre français (Thomas Thévenoud) épinglé pour n’avoir pas réglé ses loyers et amendes explique que ce n’est pas sa faute s’il a arrêté d’ouvrir sa boîte à lettre, mais qu’il souffre de « phobie administrative ». Cette affection n’est pas reconnue par l’Organisation mondiale de la santé, ce qui n’empêche pas une partie de la population d’être touchée par ce mal. Un phobique administratif n’est pas un procrastinateur, il n’agit pas de la sorte par flemmardise, mais par peur. Il n’ouvre pas sa boîte aux lettres, par angoisse des mauvaises nouvelles qui s’y trouveraient. S’il finit par l’ouvrir, ou si quelqu’un lui amène directement les enveloppes tant redoutées, il les entasse discrètement et il fait tout pour les oublier: il les mets dans ce fameux tiroir du buffet ou derrière la machine à café, bref il les planque! Des jours, dans un élan de motivation, parce qu’il a regardé Marie Kondo sur Netflix ou parce qu’il ne peut plus faire l’autruche, il décide de tout trier et de faire des piles: à jeter, à traiter, à classer. Et il en reste là. La peur le paralyse. 

Le procrastinateur, celui qui remet tout au lendemain parce que « hakuna matata » n’a pas peur d’ouvrir ses lettres, il a juste mieux à faire à ce moment-là. Il fait aussi des tas, mais n’a pas besoin de l’oublier, il y repensera au dernier moment ou quand il recevra un commandement de payer. En bref, il ne veut pas se prendre la tête avec ça. 

Et finalement, le dernier stéréotype est celui du désorganisé. Il oublie de vérifier si le facteur est passé, il a 3 adresses électroniques différentes, en plus de celle du travail où il fait envoyer des factures et il ne sait pas comment s’y prendre avec toutes ces feuilles volantes. Il fait des tas, plusieurs, partout, et il ne sait plus où il a mis quel document. Il ne sait pas ce qu’on doit garder et ce qu’on peut jeter. Il n’a jamais entendu parler de bullet journal. Il ne fait pas d’ordre permanent ou ne programme pas ses paiements à l’avance. 

Que ce soit par manque de temps, d’organisation, par procrastination ou encore par peur, le fait de laisser son administratif de côté est souvent le premier pas dans une spirale infernale. Les frais de rappel s’accumulent, on peut rater des délais pour demander des remboursements ou contester des décisions, on se fait taxer d’office et on commence à recevoir des commandements de payer… Dans les situations les plus dramatiques, les personnes ne font pas opposition au commandement de payer injustifié, n’arrivent plus à rembourser leurs poursuites et se retrouvent avec des saisies sur salaire et/ou avec des actes de défaut de biens. 

Il s’agit de situations extrêmes et les exemples cités peuvent sembler caricaturaux, mais en Suisse plus de 500’000 personnes sont actuellement en situation de surendettement. Et selon Dettes Conseil Suisse, 59% de ces personnes le seraient suite à des difficultés de gestion administrative. 

Sans être proche de la faillite personnelle, il est facile de se retrouver endetté. On souscrit à des leasings et des crédits à la consommation en quelques clics, alors qu’auparavant il fallait montrer patte blanche à un institut bancaire. Et ces différentes institutions de prêt touchent des intérêts, plus ou moins hauts, en remboursement de leurs créances. Selon les chiffres 2016 de l’Office fédéral de la statistique, 10% des ménages suisses avaient eu un arriéré d’impôt au cours de l’année précédente, 7% pour les assurances maladies, 5% pour les factures de gaz/électricité ou encore 4% pour les cartes de crédit. 

On ne peut blâmer personne: jamais dans notre parcours scolaire, on nous apprend à trier sa paperasse. On lit Rabelais, on calcule des logarithmes, mais on ne sait pas classer ses documents personnels. Pour les seniors, la question se complique encore, quand plus en plus de prestataires décident de dématérialiser leurs factures ou carrément de surfacturer l’envoi d’un bulletin de versement. 

Comment gérer son administratif dans cette période à cheval entre le papier et le tout-numérique? Deux mots-clé: organisation et discipline. 

Pilet conseille à ses clients de: 
– Numériser les courriers importants 
– S’imposer régulièrement des séances de tri et de traitement du courrier 
– Noter les échéances importantes dans un agenda ou sur un bullet journal 
– Passer à l’e-Banking 
– Oser demander de l’aide 

Ces points peuvent sembler simples pour certains d’entre vous, plus compliqués pour d’autres. Pilet conseille offre à ses clients des possibilités de se faire aider, coacher, assister ou même se faire remplacer dans la gestion de son administratif.

N’hésitez pas à nous contacter en cas de question.

Bonne journée. 

Sébastien 

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