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Achat d’un bien immobilier : (se) poser les bonnes questions (partie 1 : le ciblage)

Que ce soit par volonté de sécuriser votre argent en investissant dans la pierre, de ne plus « payer des loyers dans le vide », ou d’avoir un rendement locatif, réputé plus sûr, vous avez franchi un cap et décidé de devenir propriétaire. Vous irez bientôt grossir les rangs des 40% de propriétaires en Suisse, en queue du peloton des autres pays d’Europe (avec une moyenne de 70% de propriétaires).

Définir son budget

Une fois le choix de devenir propriétaire effectué, se pose la question du financement. Il y a deux écoles, certains préfèrent attendre d’avoir trouvé LE bien de leur rêve, d’autres en revanche préfèrent calculer leur capacité d’endettement avant toute recherche. Nous vous conseillons d’expérience cette seconde option, qui vous permettra de mieux orienter vos recherches et de ne pas risquer de trop grosses désillusions, si la somptueuse villa de 8 pièces avec salle de fitness, piscine et vue lac n’entre pas (pour l’instant) dans votre budget. Un calcul rapide vous permettra de vous éviter ce genre de déception et de déterminer une fourchette de prix accessible. Une étude plus poussée et la mise en place d’une stratégie de financement (recherche d’apports et solutions d’hypothèque) ne sera cependant possible qu’une fois le bien immobilier choisi. A ne pas oublier, les émoluments et frais de notaire, qui viendront s’ajouter au prix de vente. Pilet Conseille se tient bien évidemment à vos côtés pendant l’ensemble de ce processus.

Définir ses propres critères

Une fois un budget défini, vous commencez vos recherches. Homegate, Immoscout et autres deviennent vos applications favorites, vous n’oubliez jamais d’y jeter un coup d’œil avant de dormir, juste au cas où… Vous vous imaginez déjà préparer votre rôti du dimanche dans cette grande cuisine américaine, ou vous êtes rebuté par le papier-peint jaune dans la majorité des pièces (expérience personnelle).

Mais que recherchez-vous ? Avez-vous déjà posé l’ensemble de vos critères par écrit ? Prenez un instant et faites-le maintenant…

Analysez vos réponses. Vos critères répondent-ils à des besoins particuliers (transports publics, écoles, proximité de la famille, …) ? Sont-ils d’ordre esthétique ? Sont-ils vraiment nécessaires et utiles ? Êtes-vous prêts à faire des concessions ?

C’est déjà le moment de faire un tri dans votre wishlist immobilière. On ne garde que les choses pertinentes et qui font du sens, pour nous, pas uniquement de façon objective.

On peut également en profiter pour se poser la question de savoir pourquoi ces critères et pourquoi nous souhaitons acheter un bien immobilier ? Si vous souhaitez une maison plus belle et plus grosse que votre collègue, mieux vaut peut-être dépenser son argent dans la dernière Porsche ou Tesla, cela vous engagera moins longtemps. Si votre truc c’est la décoration et que vous souhaitez devenir propriétaire uniquement pour laisser éclater au grand jour la Valérie Damidot en vous, peut-être est-ce mieux de continuer de jouer aux Sims pendant quelque temps, cela vous coûtera bien moins cher.

 

L’esthétique du bien

Dans les émissions de télévision, comme « Maison à vendre » ou « recherche Appartement », nous voyons souvent des personnes marcher au coup de cœur. Une belle décoration, un mur de couleur, un jardin bien entretenu, sont autant de points susceptibles de déclencher nos émotions. Mais attention avant d’imaginer vos enfants gambader dans le jardin, n’avez-vous pas oubliez de vérifier certains points ?

On s’attarde souvent sur des critères esthétiques. Cependant, c’est ce qui est le plus facilement modifiable. Des papiers-peints peuvent être recouverts ou repeints, des sols changés, des meubles de cuisine ou une salle de bain rafraîchis avec un peu de peinture spécialisée. Même si l’on ne souhaite pas se lancer dans de gros travaux, une mise au goût du jour d’un bien peut se faire à moindre coût et facilement. Ne donnez donc pas plus d’importance que nécessaire à l’esthétique et à la décoration d’un bien. Vous allez en devenir propriétaire, vous pouvez donc l’aménagez selon vos désirs.

L’emplacement

On pense en général toujours à l’emplacement du bien. C’est ici sûrement le critère le plus important, car on ne peut pas déplacer un bien immobilier (pour les petits malins qui me diront qu’on peut déplacer un bungalow, justement c’est un bien mobilier 😉 ). Il faut prendre le temps de regarder l’environnement environnant, l’ensoleillement (en faisant des visites à des heures différentes), la proximité des écoles ou commerces si cela fait partie de vos critères, la présence de ligne électrique, si vous y êtes sensibles, le bruit, … Le coefficient d’impôt (cantonal et/ou communal) peut également jouer dans le choix du lieu. Il est finalement opportun de se renseigner sur des projets de construction ou sur des modifications de l’urbanisation dans le voisinage. Cela serait dommage de voir votre vue sur les Alpes gâchée par une antenne 5G six mois après votre emménagement.

Le type de bien

Le budget peut bien sûr être déterminant dans le choix entre maison et appartement, ou pour le nombre de pièces/surface. Il se peut que vous n’ayez pas de contraintes financières dans ce domaine, dans ce cas, comment déterminer ce qui vous conviendra le plus ? Pouvez-vous entretenir une maison et son jardin, et à assumer seul les charges d’entretien ? Connaissez-vous les différences juridiques entre une propriété par étages (PPE), une copropriété, ou encore une propriété commune ? Comprenez-vous bien les impacts que cela peut avoir sur vos droits de propriété ?

Maison, villa, ferme, loft, appartement, studio, … Le choix est large et dépend de vos critères. Les charges d’entretien et/ou l’impôt sur la valeur locative varient en fonction du type de bien choisi, de sa surface, du nombre de pièces ou de son volume. Il est important de se renseigner sur vos différentes options.

L’état du bien

Du neuf, du rénové, du « clef-en-main », ou avec des travaux à prévoir, de l’ancien,… Ici aussi le choix est large. A prendre en compte : votre côté bricoleur (averti ou du dimanche), vos connaissances de la construction, votre volonté de suivre les travaux, …

Un achat sur plan a l’avantage d’être personnalisable, mais cela implique un suivi de la construction, même s’il y a une direction des travaux. Cela demande aussi d’être rigoureux en cas de défauts lors de la remise du bien ou par la suite. Lors de l’achat de neuf, ce sont les premiers propriétaires qui font l’expérience des défauts de conception, s’il devait en avoir (par exemple mauvaise isolation, problèmes sanitaires, fissures …).

Des travaux de rénovation posent les mêmes problèmes de surveillance, les gros défauts de conception sont cependant déjà survenus. Attention tout de même selon l’année de construction, les normes peuvent avoir drastiquement changé (isolation minime, amiante, conduite en béton,…), de même que les équipements de base (chauffage électrique ou au mazout, fenêtre en bois, …). Le temps écoulé depuis les dernières grosses rénovation est à prendre en compte.

Finalement, les travaux et leur répartition sont aussi une question importante dans le cadre du financement, de votre charge fiscale, ou encore dans le calcul du prix de vos assurances.

 

Le feeling

Ça ne sera peut-être pas l’unique achat de votre vie, mais c’est votre premier bien immobilier. Plein d’émotions contradictoires vont vous envahir. Ecoutez-les. Si le bien est parfait sur le papier, mais que vous ne vous y sentez pas bien, n’insistez pas (à moins que ce soit à cause de la décoration particulièrement flippante (les amateurs de clown ou les collectionneurs de poupée pourront se sentir visés), et dans ce cas un bon détour par la déchetterie devrait suffire). L’immobilier est une question de feeling. Multipliez les visites jusqu’à trouver le bien qui vous conviendra. Cela aura également comme avantage de vous aider à préciser vos critères, au fur à mesure des biens visités.

Un achat ne se fait pas en un jour, ni en une visite. On peut demander l’avis d’amis, de la famille, de professionnels du bâtiment ou du financement immobilier. Pilet conseille (ou si nécessaire un de nos partenaires de confiance) vous accompagnera avec joie dans ce cadre. L’important c’est de sauter le pas, mais de manière réfléchie. A préciser qu’au niveau juridique, il est plus simple de divorcer que de se débarrasser d’une hypothèque avant son échéance (romantisme quand tu nous tiens…) ! Inutile donc d’acheter pour revendre quelques mois après, à moins de faire de la spéculation immobilière, dans ce cas vous n’avez pas besoin de cet article.

 

Nous espérons que ce premier article de la série « achat immobilier » vous a plu. Posez vos questions, commentez, likez et partagez si vous le souhaitez. Nous reviendrons très prochainement avec un article sur les questions à poser au vendeur lors de la visite.

 

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